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Tempest

Posté par Antoine le 18 septembre 2012

Un article à part à l’occasion de la rentrée de Biblio-Titanic. Ce n’est pas d’une source d’information ou d’une adaptation de l’histoire du Titanic qu’il sera question, mais d’un hommage, et pas des moindres. C’est le chanteur, musicien et compositeur Bob Dylan, en effet, qui a présenté sur son dernier album, Tempest, la chanson du même nom consacrée au naufrage du Titanic. Ce n’est pas la première fois que Bob Dylan s’inspire fortement d’un événement pour composer une chanson ; mais il s’agissait généralement de faits récents, et politiquement forts. Ainsi, The Lonesome Death of Hattie Carroll, froid récit d’un meurtre raciste enregistré en 1963, avait pour but de dénoncer le tueur, qui n’avait écopé que de six mois de prison. Il avait défendu plusieurs autres causes au court de sa carrière, et fait quelques émules dans le domaine de la chanson d’actualité.

Pour ce qui concerne le Titanic, on s’en doute, la portée politique est quasi nulle ; et pour l’actualité, on ne pourra que supposer que Dylan a été inspiré par l’effet centenaire (notez cependant que la chanson a été enregistrée entre janvier et mars dernier : il est probable que le musicien ait préparé son coup avant même les premières célébrations). Un clin d’oeil flagrant laisse penser à une influence de James Cameron : un des personnages mentionnés rapidement dans la chanson est un certain Leo. Pour le reste, Dylan tire avant tout son inspiration dans la musique folk et surtout dans les sonorités irlandaises. C’est donc une longue ballade classique mais efficace qu’offre le compositeur.

Longue, elle l’est, probablement la plus longue qu’il ait écrite, même si de façon générale, la plupart des morceaux de l’album sont longs, et que Bob Dylan avait déjà fait dans la chanson de plus de 10 minutes. Côté texte, c’est un récit très romancé du naufrage. L’auteur le reconnait d’ailleurs sans honte : il est poète, pas historiens, et a parfois modifié les faits pour enjoliver la forme. Tour à tour, la chanson se fige sur des scènes ponctuelles : la lumière des candélabres sur les balustrades, l’eau envahissant les coursives, la vapeur fuyant les chaudières, les passagers qui choisissent d’attendre la fin, Astor disant adieu à son épouse (c’est d’ailleurs le seul personnage réel clairement nommé), jusqu’à l’arrivée sur terre de la nouvelle du drame… On y retrouvera les tons et thèmes de chansons de l’époque notamment It Was Sad When That Great Ship Went Down. Cela n’est pas anodin : cette chanson assez connue aux États-Unis (c’est notamment un classique chez les jeunes scouts) a notamment été interprétée par Woody Gunthrie (qui, pour la petite histoire, était né en 1912), idole de jeunesse de Bob. Le monde est parfois petit !

Concernant le reste de l’album, il vaut également le détour et est un des plus gros succès critiques de son auteur. Sorti la semaine dernière, le disque est d’ores et déjà en troisième place des charts britanniques. Vous pouvez toujours l’écouter sur Deezer.

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Posté par Antoine le 25 janvier 2012

Cette page recense toutes les critiques faites sur Biblio-Titanic, pour vous permettre de retrouver un ouvrage particulier.

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L’album Titanic du révérand père Browne

Posté par Antoine le 31 juillet 2011

Découvert au détour d’une librairie il y a quelques années, j’avais littéralement dévoré ce livre particulièrement beau. Destiné surtout aux amateurs de photographies, il ravira tous ceux qui veulent voir le Titanic et ces passagers dans des clichés souvent rares.

L'album Titanic du révérand père Browne dans Livre spécialisé titanic-browne

 

Mais tout d’abord un peu d’histoire : qui est le père Browne ? Francis Browne est un prêtre jésuite irlandais passionné de photographie, et amateur de paquebots et de voyages. En avril 1912, il réussit ainsi à obtenir un billet pour une traversée entre Southampton et Queenstown, en Irlande, à bord du Titanic : une journée et une nuit à bord du paquebot de rêve avant de regagner son île natale. Il s’y sent si bien que deux passagers proposent de lui payer le reste de la traversée jusqu’à New York ; mais Browne se voit refuser l’autorisation par ses supérieurs irlandais. Il débarque donc le 11 avril 1912, à quelques jours du naufrage, avec un appareil photo bien rempli. Il transporte avec lui les derniers clichés du Titanic, et de certains de ses passagers.

Outre une rapide biographie de Browne, l’album contient tout d’abord des fac simile des pages de l’album qu’a composé le photographe après le naufrage, ainsi que ses notes. Viennent ensuite des copies en plus grande taille desdites photographies accompagnées de commentaires de l’auteur. On y trouve ainsi les derniers clichés pris de Jacques Futrelle, auteur de romans policiers en pleine ascension ou encore d’Archibald Butt, aide de camp du président américain. On voit également certains intérieurs du navire, et des moment forts comme la collision avec le New York. S’ajoutent enfin des clichés plus rares, écartés par Browne pour leur mauvaise qualité (par exemple une photographie tachée de la salle à manger). Enfin, l’album contient également le récit de la traversée que fit Browne au cours d’une conférence, des années après.

E. E. O’Donnel, L’Album Titanic du Révérend Père Browne, MDV, 1998, 199 p.

 Les plus

  • De très belles photos, souvent difficiles à trouver ailleurs
  • Il est toujours intéressant d’avoir un témoignage de première main, même s’il s’agit ici de quelqu’un qui n’a pas vécu le naufrage.
  • Les photographies de personnes disparues sont particulièrement émouvantes.

Les moins

  • Quelques petites erreurs factuelles, souvent dues à Browne lui même cependant.
  • Assez peu de contextualisation de l’information : mieux vaut connaître l’histoire du Titanic, même si ce n’est pas nécessaire pur apprécier les photos.

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À la recherche de Sir Malcolm

Posté par Antoine le 15 juillet 2011

S’il est un format où on ne s’attendrait pas à trouver le Titanic, c’est bien la bande dessinée de fiction… et pourtant ! Alors que je venais de découvrir le Titanic et que je traquais tout ce qui se faisait sur le sujet, j’ai découvert au détour d’une exposition consacrée à la BD une étrange affiche. Derrière un homme assis dans un fauteuil, le paquebot était clairement visible. Quatre cheminées, une silhouette familière… Ce ne pouvait être que le Titanic. J’ai furtivement noté le titre, et commandé à ce cher Père Noël la BD en question. Que vaut elle ?

À la recherche de Sir Malcolm dans Roman 4441g

Tout d’abord, un peu de contexte. Il s’agit là d’une fiction, se déroulant en partie à bord du Titanic. En 1952 à Londres, Francis Albany attend avec fébrilité l’ouverture du testament de sa tante qui doit apporter des révélations sur la mort de son père, Sir Malcolm, disparu dans le naufrage du paquebot en 1912. Plongé dans un album de souvenirs, il se remémore la traversée, alors qu’enfant avec son amie Olivia, ils faisaient tout pour percer une étrange affaire d’espions allemands et américains, et de messages codés. Avec force retours au présent et faux semblants, l’intrigue serpente jusqu’à un dénouement assez surprenant, dont je ne parlerai pas pour ne pas gâcher la surprise. Quoi qu’il en soit, le tout est particulièrement complexe, et l’enfant que j’étais n’a pas dû y saisir grand chose.

Et le Titanic, dans tout ça ? Est-il bien utilisé ? Il faut avouer que, pour une BD datant de 1984, les décors sont bien fichus, à partir de photos d’époque, même s’ils manquent parfois de couleur. L’histoire est en revanche assez mal utilisée, puisque le naufrage est expédié en deux ou trois pages, de façon confuse, sans même qu’on ne sache vraiment qui meurt ou survit. Quatre pages de texte (avec quelques illustrations reproduisant des documents d’époque) raconte succinctement les faits au début de la bande dessinée, une bonne initiative.

En conclusion, je dirais qu’À la recherche de Sir Malcolm satisfera plus l’amateur de bande dessinée adulte que le passionné du Titanic ; une pièce étonnante mais pas primordiale.

Floch et Rivière, À la recherche de Sir Malcolm, 1984, Dargaud

 

Les plus

  • Des décors bien reconstitués et utilisés qui démontrent un travail de recherche
  • Le dessin est joli et l’action assez prenante et entraînante
  • Les 4 pages présentant le sujet, même si elles ne sont plus d’actualité, sont bien faites

 

Les moins

  • Une histoire franchement complexe même si elle est facile à suivre : on l’a lit d’une traite… pour conclure qu’on n’a pas tout compris.
  • Le paquebot n’est pas franchement mis en valeur par l’histoire. Une BD qui se passe certes à bord du Titanic, mais n’exploite pas vraiment le lieu.

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