• Accueil
  • > Recherche : repas titanic

Résultats de votre recherche

Dernier dîner sur le Titanic

Posté par Antoine le 20 juillet 2012

Ceux qui me connaissent savent que la gastronomie n’est pas mon fort : ils pourront donc légitimement se demander pourquoi, après avoir parlé de La Table du Titanic, je récidive avec un ouvrage plus ancien mais consacré au même sujet : Dernier dîner sur le Titanic, par Rick Archbold et Dana McCauley. Je l’avoue, si le sujet ne m’aurait pas poussé à l’achat au premier abord, je me suis rué sur l’ouvrage en le trouvant dans le catalogue de ma bibliothèque : après tout, tout ce qu’on y trouve sur le Titanic est bon à prendre ! (enfin, presque…)

Dernier dîner sur le Titanic dans Coup de coeur Last-Dinner-on-the-Titanic-Archbold-Rick-9780786863037

Rick Archbold est un auteur relativement connu de la sphère Titanicophile. Il a notamment écrit l’ouvrage présentant l’œuvre du peintre Ken Marschall (fort bel ouvrage que je m’empresserai de présenter ici à l’occasion) et a participé à la rédaction d’un ouvrage de Robert Ballard. Dana McCauley l’est moins, et il y a fort à parier qu’elle soit derrière la partie plus « culinaire » du livre, sur laquelle nous reviendrons également. Enfin, force est d’avouer qu’à la vue des remerciements mentionnant Don Lynch et le reste de la Titanic Historical Society, on comprend que toutes les fées se sont penchées sur ce berceau. Cerise sur cet appétissant gâteau : Walter Lord, le « père » spirituel de tous les historiens du Titanic, signe ici la préface en nous offrant une des anecdotes dont il a le secret. Les ingrédients sont de premier choix, les cuisiniers sont prêts : voyons si la recette tient ses promesses.

Comparé à son homologue français sorti cet année, le Dernier dîner a, il faut bien le dire, une longueur d’avance lorsque l’on regarde sa couverture. Exit le motif sobre sur un livre petit format ; place à l’exubérance, aux images colorée et grand format…  De façon générale, voila ce qui différencie le Dernier dîner de La Table du Titanic : une forme plus travaillée. J’avais, dans ma critique de ce dernier, remarqué que l’absence d’images était problématique. Quand on lit des recettes, même si l’on n’est pas gourmet, on aime bien savoir à quoi ressemble le mets ! D’autant plus que, n’est pas un grand cuisinier qui veut, c’est peut-être la seule occasion de voir la recette terminée de la bonne façon !

Le livre entre plus directement dans le vif du sujet que son homologue français : l’exposé du contexte dressé par Xavier Manente dans son ouvrage n’aurait pas dépareillé ici pour se faire une idée de ce qui a mené à un tel niveau de raffinement flottant. Pour le reste, en revanche, le livre d’Archbold et McCauley a largement l’avantage pour une simple raison : les auteurs ont fait parler leurs relations dans le « milieu », ce qui est toujours garantie de succès. Le livre est coloré, illustré, avec des encadrés, des citations : bref, il est agréable à vivre. Quand au contenu, il n’a qu’un seul objectif, vous ramener en 1912. Les auteurs vous présentent ainsi le repas tel qu’on le vivait dans les trois classes en ce soir de 14 avril, à partir des menus et témoignages, avec aussi quelques suppositions, certes, mais en restant rigoureux. On peut cependant regretter que les sources précises ne soient pas mentionnées.

L’autre objectif du livre est de vous faire remonter vous même le temps pour revivre ce dernier repas. Attention : pas question ici de mettre les pieds sous la table en T-shirt baskets. Quitte à faire les choses, on les fait bien. Le livre vous apprendra à préparer les mets, certes, mais aussi à préparer un parfait repas de l’ère edwardienne, avec la mise en scène qui va avec : musique, disposition de la table, étiquette (eh oui, messieurs, apprenez que votre principal rôle à table est de faire la conversation à la dame à votre droite !), service, et bien sûr, habits de soirée ! Les recettes sont expliquées clairement, parfois illustrées, et le livre vous propose même un planning sur plusieurs jours si vous désirez préparer le dîner complet (oui : pour manger comme sur le Titanic, il faut commencer la tambouille trois jours à l’avance !).  Bien entendu, un tel repas n’est pas léger, comme le précise l’auteur : « organisez-le la veille d’un jour où vous pourrez faire la grasse-matinée » ! Nous ne nous étendrons pas sur le prix d’un tel repas…

Le livre lui même, traduit en français en 1999, n’est pas aisé à trouver (la version originale de 1997, peut-être commandée pour un pris légèrement inférieur). Par ailleurs, la traduction pêche par moments. Certes, on est loin des hérésies des Secrets du Titanic, mais le « Rôt de la vieille Angleterre » remplaçant The Roast Beef of Old England, est la salle de réception devenue une simple « antichambre », ça piquera les yeux des passionnés acharnés comme votre serviteur. Malgré cela, vous pouvez vous procurer ce livre sans hésiter (si vous le trouvez) : il se déguste comme… un bon dîner.

Rick Archbold et Diana McCauley, Dernier dîner sur le Titanic, 1999, Madison Press/Jean-Claude Lattès

 

Les plus

  • Une iconographie somptueuse
  • Ce livre nous propose un véritable retour dans le temps : loin de se limiter à l’art culinaire, il fait remonter un art de vivre disparu.
  • Une description fouillée et précise des repas à bord, dans les trois classes

 

Les moins

  • Quelques erreurs de traduction
  • Assez difficile à trouver désormais

 

Publié dans Coup de coeur, Livre spécialisé | 3 Commentaires »

La Table du Titanic

Posté par Antoine le 16 février 2012

Parmi les sujets qui entourent le Titanic, les repas servis à bord sont un des sujets pour lequel j’ai généralement eu le moins d’affinités. Il faut dire que mon palais de fin gourmet ne tolère que des plats sophistiqués de type steak – frites qui n’étaient malheureusement pas servis à bord. C’est pour cela que le livre de Rick Archbold et Dana McCauley Dernier Dîner sur le Titanic n’a jamais atterri dans ma bibliothèque. Le fait qu’un auteur, français de surcroît (il est assez rare que les francophones écrivent sur le Titanic, encore sur des sujets très isolés), tente l’aventure de parler des repas à bord était toutefois plutôt encourageant. Voyons donc ce que renferme La Table du Titanic, par Xavier Manente.

La Table du Titanic dans Livre spécialisé La%20Table%20duTitanic

On peut d’ores et déjà dire que l’auteur, qui se dit amateur de cuisine et d’histoire, maîtrise bien ses deux sujets (du moins, pour le premier, je ne peux que supposer sa compétence, n’y connaissant pas grand chose pour ma part). Son ouvrage est bien contextualisé, et on cerne bien le contexte social et culinaire de l’époque. Très bon point. De même, sa présentation, assez rapide mais exhaustive, des cuisines et restaurants du Titanic, est claire et louable. Enfin, les recettes étalées ici sont précises et détaillées. Un glossaire, retranscrit sur un marque page, est un plus non négligeable pour ceux qui fréquentent peu leurs fourneaux.

On peut cependant regretter que les recettes ne soient pas illustrées. J’aurais personnellement aimé savoir à quoi peut bien ressembler le fameux « consommé Olga » et autres mets d’époque. On peut aussi regretter que l’auteur n’ait pas demandé à un spécialiste du Titanic  de relire son ouvrage, qui contient du coup quelques erreurs assez grossières comme la présence de la momie de John Jacob Astor, en réalité légende assez souvent démentie. Malgré tout, la globalité de l’ouvrage est une somme de recherche très appréciable, et le contenu est intéressant. Sans être le livre de l’année sur le Titanic, c’est une agréable trouvaille, plus sympathique que sa sobre couverture ne le laisserait penser.

Xavier Manente, La Table du Titanic, Alma Editeur, 2012, ISBN 978-2-36279-015-7

 

Les plus

  • Un sujet très original, qui plus est en français.
  • Bien contextualisé, bien écrit, clair
  • Le glossaire, salutaire quand on sait déjà à peine différencier un couteau d’une fourchette

 

Les moins

  • Quelques erreurs qui touchent à l’histoire même du Titanic, heureusement assez rares, mais frappantes (la momie). Dans l’ensemble, ça reste un bon travail de recherche.
  • Quelques illustrations n’auraient pas manqué ; bien au contraire.

Publié dans Livre spécialisé | 3 Commentaires »

A Night to Remember (Altantique, latitude 41°)

Posté par Antoine le 3 juin 2011

Je ne pensais pas pouvoir traiter ce film avant longtemps, ne l’ayant que sur une vieille cassette vidéo usée. A Night to Remember de Roy Ward Becker, sorti en 1958, est pourtant pour moi le meilleur film sur le naufrage du Titanic, nettement devant celui de James Cameron dont je parlerai plus tard. Le problème est qu’il est difficile d’accès, ce qui ajoute à sa qualité : en l’appréciant à sa juste valeur, on a l’impression de s’élever au dessus de la masse qui s’est contentée du film de Cameron, tout comme en bon fan des Beatles je préfère Strawberry Fields Forever au trop populaire Yesterday.

Il se trouve qu’après des années de recherche de ce film en DVD, dont je n’étais même pas sûr qu’il existât, j’ai aujourd’hui enfin pu l’acquérir. Et bien au dernier endroit où je l’aurais cru possible, puisqu’il se trouvait dans les DVDs en promo de mon supermarché classique, entre un nanard et un cours de gym tonique en vidéo. Aussitôt rentré, je me le suis donc repassé avec nostalgie (et un paquet de chips).

 

A Night to Remember (Altantique, latitude 41°) dans Coup de coeur 208e

 

Pourquoi s’agit-il du meilleur film sur le naufrage ? Un peu d’histoire pour commencer. A Night to Remember est à l’origine le livre culte de l’historien Walter Lord publié en 1955 et traduit en français sous le titre La Nuit du Titanic. Pour son ouvrage, Lord a interrogé nombre de rescapés, et son récit, s’il ne bénéficie pas des avancées technologiques et du recul actuel, garde cette authenticité car il est issu des souvenirs des acteurs du drame. Sa méthodologie peut cependant être par moments critiquée : ce sera l’objet d’un prochain post. Trois ans après sa sortie, le livre est adapté en film. Et pas par n’importe qui, puisque le quatrième officier du Titanic, Joseph Boxhall, en est le conseiller technique. Le rescapé Lawrence Beesley apparaît également sur le tournage, et malgré son grand âge, débarque sur le plateau pour couler avec le navire !

C’est donc un récit fort précis qui nous est ici dressé. Il ne s’encombre pas de personnages fictifs de premier plan comme Jack et Rose. Si l’on suit certains personnages, il s’agit plus de silhouettes anonymes : un petit groupe d’émigrants irlandais, un couple de jeunes mariés, une famille de première classe. À ceux-ci s’ajoutent des personnages historiques que le film suit, en particulier le deuxième officier Charles Lightoller, mais aussi le boulanger Charles Joughin, l’architecte Thomas Andrews… Cette multiplicité des points de vue donne une vue d’ensemble du drame, et le tragique n’en est que plus présent. Même ces anonymes, comme un vieillard qui, dans les derniers instants, prends sous son aile un enfant perdu qu’il sait être condamné comme lui, ont une personnalité qui ne laisse pas insensible le spectateur même lorsqu’il ne les voit que quelques minutes. Cette absence de héros, loin de pénaliser le film, lui donne sa force en décuplant son effet dramatique.

antr-b dans Film

Cette famille de 1e classe, que l’on ne voit pourtant pas plus de 5 minutes, donne lieu à une des scènes les plus poignantes du film.

 

Pourtant, le film ne cherche jamais à provoquer la tristesse chez le spectateur, il la laisse venir. La musique est très peu présente, même durant les scènes dramatiques. Lorsque le navire heurte l’iceberg, c’est le calme qui prévôt : calme sur la passerelle, où les officiers sont sous le choc, dans les salons ou nul ne comprend, opposé à l’agitation des salles de chaudières inondées brusquement. De même, lorsqu’un père dit adieu à ses enfants sans vouloir les paniquer et observe sa famille partir dans un canot, nul violons pour nous tirer les larmes : la tristesse de la situation transparaît par la seule action, sans fard.

Les scènes s’enchainent sans que l’on saisisse toujours ce qui les lie, on passe d’un navire à l’autre, des machines aux salons, pour nous rappeler le chaos de cette nuit là. La leçon de cinéma est d’ailleurs suffisamment convaincante pour que James Cameron ait repris mot pour mot certains dialogues dans son propre film, à l’image de la scène ou Thomas Andrews explique au capitaine Smith que son navire est condamné.

 

550full-a-night-to-remember-screenshot1

« Il va couler, c’est une certitude mathématique »… James nous l’a aussi sortie celle là !

 

Historiquement, le film a les forces et faiblesses du livre de Lord. Si on touche ici de près le vécu des passagers, on est également témoin des faiblesses du récit et des souvenirs humains. L’exemple le plus flagrant est la scène où le navire coule d’un seul tenant, suivant ainsi les témoignages majoritaires parmi les rescapés. La découverte de l’épave a prouvé le contraire. Le passionné trouvera quand même de nombreuses allusions à maintes anecdotes sur ce qui s’est passé à bord, pour son plus grand plaisir.

D’un point de vue visuel, A Night to Remember se défend également bien malgré ses 50 ans passés : certes, les maquettes ne valent pas les effets spéciaux de James Cameron, mais l’artifice n’est pas non plus évident au point de choquer et de faire passer l’action au second plan. Les décors intérieurs sont pour leur part très fidèles, et montrent que le film a disposé de grands moyens. Les acteurs, enfin, sont convaincants, notamment Kenneth More, impressionnant en Lightoller.  On notera aussi l’apparition de David McCallum, plus connu des jeunes pour son rôle dans NCIS, ou Bernard Fox qui a diversifié ses sujets de film en tournant dans Titanic en 1997.
On l’aura compris, il s’agit là d’un grand film, et de la référence. Le rêve pour moi serait un re-make avec les moyens d’aujourd’hui… et les connaissances acquises. Mais en serai-on capable sans sombrer dans le pathos ou le sensationnalisme ?

Atlantique, latitude 41° (A Night to Remember), film de Roy Ward Baker sorti en 1958.

 

Les plus

  • De loin le film le plus fidèle à ce qu’ont vécu les passagers.
  • Un style sobre, sans fard, qui donne un plus émotionnel certain.
  • Une multiplicité des points de vue qu’on ne trouve dans aucun autre film.
  • De très bons acteurs et un rendu visuel fort convenable pour un film catastrophe des années 1950

Les moins

  • Désormais dépassé sur un certain nombre de points qui ont depuis été reconsidérés suite aux découvertes. Le film n’est pas à prendre comme un récit de ce qui s’est passé, mais plutôt comme un récit de ce que les gens se souviennent avoir vu. La différence n’est pas évidente au premier abord, mais est pourtant essentielle.

Publié dans Coup de coeur, Film | 6 Commentaires »

Le Site du Titanic

Posté par Antoine le 29 mai 2011

S’il ne devait rester qu’un site francophone sur le Titanic, ce serait celui-ci : Le Site du Titanic. Créé en 1998 par Alain Dufief, le site est rapidement devenu la référence incontournable sur le sujet, et a également bien pris en volume. Il traite de tous les aspects de la vie du navire : techniques, historiques, sociaux, mais aussi des films, de l’épave et des explorations… Plus de 150 pages web ont en tout été créées, avec un niveau de détail impressionnant dans l’information.

 

Le Site du Titanic dans Coup de coeur sdt

 

Lorsque j’ai découvert ce site pour la première fois, le 14 avril (ça ne s’invente pas) 2000, il était déjà dense et regorgeait d’infos. Avec les années, de nombreuses autres pages se sont ajoutées et mises à jour dans un véritable travail de titan. Il est d’ailleurs dommage que les mises à jour se soient faites plus rares ces dernières années, et toutes sont guettées avec impatience par les amateurs du navire. L’auteur a par ailleurs gagné ses lettres de noblesse en devenant récemment le co-auteur du très bon ouvrage Les Français du Titanic dont une critique suivra prochainement.

Quelques petits détails peuvent toutefois être reprochés à ce site par ailleurs excellent, en premier lieu desquels vient son problème de compatibilité avec Firefox : pour un geek comme moi, devoir repasser sous Internet Explorer relève de l’hérésie. Petit souci cumulé (ou peut-être dû) à la musique diffusée sur le site, ce qui est assez gênant quand, comme moi, on navigue avec un playlist. Sur le fond, on peut également reprocher un manque de grosses biographies des personnages importants comme Ismay, Andrews ou les officiers. La page consacrée au commandant Smith montre pourtant que l’auteur est capable de rédiger des biographies de très haute tenue. Pour cet aspect, qui est le seul gros manque du site, on conseillera la visite d’Encyclopedia Titanica (malgré une ergonomie douteuse et un traitement de l’information inégal) ou, pour être chauvin, du portail du Titanic sur Wikipédia. Pour tous les autres aspects, le Site du Titanic peut-être consulté sans crainte : la réponse à vos questions s’y trouve certainement.
Le Site du Titanic est consultable à cette adresse : http://titanic.pagesperso-orange.fr/

Points forts

 

  • Très agréable à lire, bien écrit, aéré et illustré
  • De nombreux aspects, notamment techniques et sur la vie à bord, sont traités de façon très rigoureuse de façon thématique, détaillée et exhaustive
  • Le site a l’avantage d’être en français, ce qui est rare sur ce sujet

Points faibles

 

  • Peu d’articles biographiques détaillés
  • L’ergonomie pourtant très bonne est en partie gâchée par les problèmes de compatibilité avec Firefox est par la musique : pour une bonne visite, il vaut mieux revenir sous IE (et se flageller 100 fois pour la peine)

Publié dans Coup de coeur, Sites | 2 Commentaires »

 

Renaissance et Unification |
Sciences |
collège Adberrahim Bouabid ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | DogPeople
| Géotechnique
| Le Scientifique