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Rencontre avec Gérard Piouffre

Posté par Antoine le 27 janvier 2012

Gérard Piouffre est historien, auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur l’histoire de la marine et de l’aviation publiés depuis une vingtaine d’années. Il est l’auteur de deux ouvrages consacrés au Titanic, Le Titanic ne répond plus et Nous étions à bord du Titanic. C’est à l’occasion de la sortie de ce dernier, il y a trois semaines, que j’ai eu l’occasion de lui poser quelques questions sur son travail.

Biblio-Titanic : Le principe de ce livre est original et tranche pas mal avec Le Titanic ne répond plus ; quelles ont été les grandes différences dans vos démarches pour écrire chacun de ces livres ? Est-ce qu’écrire l’un a été plus dur à écrire que l’autre ?

Gérard Piouffre : Ayant déjà écrit un premier livre chez Larousse, je ne pouvais décemment, reprendre le même schéma. J’ai donc abordé celui-ci sous l’angle de la fiction historique. Fiction, car je me suis glissé dans la peau de mes personnages pour les faire parler. Fiction historique, car tous ces personnages ont existé.

En tant que passionné du Titanic, j’ai pris un énorme plaisir à écrire ces deux livres et j’espère avoir fait partager cette passion à ceux qui me lisent. Pour répondre plus précisément à la question : un livre est toujours difficile à écrire, mais reprendre le même thème est encore plus difficile. Je dirai donc que j’ai eu plus de mal pour le deuxième que pour le premier.

 

B-T. : Quelles sont vos principales sources de travail lorsque vous écrivez sur le Titanic ?

G. P. : Les ouvrages sur le Titanic, bien sûr, et en particulier l’excellent Beveridge. J’ai également utilisé les règlements de l’époque, manuel du matelot timonier de 1878, par exemple. Dans la marine de commerce, ces règlements s’appliquaient pour tous les pays.

J’ai également utilisé les scripts des enquêtes américaines et britanniques ainsi que l’excellent site Encyclopedia Titanica.

 

B-T. : En trois ans, votre point de vue a pu évoluer sur certains sujets : y’a t-il des choses que vous avez abordées différemment dans Nous étions à bord du Titanic par rapport au précédent livre ?

G. P. : Quand j’ai écrit mon premier livre, j’étais persuadé que le feu en soute n’avait eu aucune incidence sur le naufrage. J’en suis moins convaincu aujourd’hui et je pense que l’affaiblissement, puis l’effondrement de la cloison étanche n° 5, consécutive à cet incendie, a accéléré le naufrage.

 

B-T. : Le livre met en scène différents personnages : lequel a été le plus intéressant à raconter ? Lequel a été le plus difficile ? Et si on vous avait donné plus de place, qui auriez-vous aimé rajouter ?

G. P. : Pour moi, les deux opérateurs Marconi sont les héros du Titanic et je suis heureux d’avoir pu leur rendre hommage. J’ai également aimé raconter l’histoire des mécaniciens, des chauffeurs et des soutiers. Anna Sofia Turja a été le personnage le plus difficile à évoquer, car on ne connaît que très peu de choses d’elle.

Si on m’avait donné plus de place… Le rêve ! J’aurais aimé faire parler les musiciens, le steward John Edward Hart qui a sauvé un grands nombre de passagers en 3e classe. J’aurais donné la parole aux dizaines de héros inconnus. Ah si l’on m’avait permis de rédiger une encyclopédie en 45 volumes !

 

B-T. : D’un point de vue plus personnel, quand avez-vous commencé à vous intéresser au Titanic, et comment ?

G. P. : En lisant le livre de Walter Lord, La nuit du Titanic. C’était en 1958. J’avais 8 ans.

 

B-T. : Si vous deviez conseiller un livre sur le Titanic, ce serait ?

G. P. : Celui de Walter Lord, bien sûr, mais aussi Titanic, la grande histoire illustrée de Don Lynch et Ken Marshall. Titanic de Ferulli Corrado est également un excellent ouvrage. Publié chez Hachette, il est aujourd’hui épuisé, mais on le trouve assez facilement sur l’internet.

 

B-T : Et pour finir, l’habituelle question troll : pour ou contre la remontée des objets qui se trouvent sur le site de l’épave ?

G. P. : Je ne fais aucune différence entre un galion espagnol du XVIe siècle et le Titanic. Pour moi, l’un et l’autre sont des sites archéologiques qui ont beaucoup à nous apprendre, sur la construction navale et la vie quotidienne à leurs époques respectives. N’oublions pas non plus la préservation des objets mis au jour. Ceux du Titanic ont été riches d’enseignements. Il me semble tout à fait possible de regrouper ces objets dans des musées. Je suis en revanche, opposé à ce qu’ils soient vendus à des particuliers.

 

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Titanic, un voyage interactif

Posté par Antoine le 10 décembre 2011

En 1996, le CD-ROM était le support de l’avenir pour diffuser la connaissance, à une époque où Internet était encore peu répandu, et dans tous les cas très lent. C’était donc le média idéal pour présenter le Titanic de façon interactive, et c’est ainsi qu’est né le CD-ROM Titanic, un voyage interactif, publié par Havas Interactive.

Jacquette du CD ROM

Sous forme de vidéos, d’images et de textes, ce programme nous propose de découvrir l’histoire du Titanic en prenant plusieurs axes. Une chronologie détaillée et illustrée permet ainsi de découvrir l’histoire du navire de sa conception aux fouilles sur son épave ; tandis que les deux plus grandes parties du logiciel reviennent sur l’histoire du paquebot, et sur son épave. Dans les deux cas, le fonctionnement est le même : des scènes vidéos introduisent et concluent le sujet en montrant des photos d’époque et dessins. Entre les deux, une image figée permet au spectateur de déclencher des vidéos plus courtes sur des sujets précis. À chaque fois, le tout est commenté par la voix batracienne de Frédéric Mitterrand, ce qui peut rendre à beaucoup les choses désagréables. Heureusement, dans la plupart des cas, on peut le faire taire et le remplacer par des textes. Ouf ! Mais ce n’est pas toujours le cas.

En ce qui concerne la partie sur l’histoire du navire, les séquences s’axent autour de la semaine qui suit le naufrage, à partir du 15 avril. Le logiciel ne se concentre cependant pas sur l’enquête et les suites du naufrage comme on aurait pu s’y attendre (même si ces points sont fort bien expliqués), puisqu’il use de nombreux flashbacks pour raconter le naufrage et la traversée. Le tout est bien documenté et était, à l’époque, une source d’information non négligeable pour un novice, même si, bien entendu, il n’ajoutait rien aux classiques littéraires du genre.

La partie sur l’épave se démarque en revanche plus. Nous sommes encore à l’époque qui précède le putsch d’Arnie Geller à la RMS Titanic Inc., et George Tulloch et Paul-Henri Nargeolet sont donc les personnages les plus mis en avant. Une introduction particulièrement intéressante présente le cheminement qui, depuis 1912, a mené à la découverte de l’épave. D’autres séquences similaires à celles sur l’histoire du paquebot lui succèdent, mais les deux morceaux les plus passionnants sont ailleurs. Le logiciel nous propose en effet une « plongée » sur l’épave : à partir d’une vue globale sur laquelle on peut se déplacer (de façon assez rudimentaire toutefois), il est possible d’accéder à des vidéos et diaporamas de différents lieux de l’épave. Le tout est particulièrement intéressant. Mais une deuxième surprise vient à la « remontée », puisque l’on découvre une galerie de quelques centaines d’objets remontés, avec un commentaire. Les pièces en question sont magnifiques, et valent le coup d’oeil.

Ces deux derniers points justifient à eux seuls l’acquisition d’un CD-ROM par ailleurs assez banal, puisqu’il n’apprendra pas grand chose à un passionné de longue date. Plus gênant, ses 15 ans se ressentent, tout d’abord d’un point de vue historique : les choses ont évolué depuis… Mais aussi d’un point de vue technique : impossible de le faire fonctionner sous Windows 7.

 

Les plus

  • Le programme fait globalement le tour du sujet pour l’époque
  • Les séquences consacrées à l’épave sont particulièrement réussies
  • Le fonctionnement est intuitif et l’interface bien conçue

Les moins

  • Frédéric « Kermit the Frog » Mitterrand
  • À l’exception des parties sur l’épave, tout le contenu peut facilement trouver des équivalents gratuits sur le net, souvent plus approfondis… et actualisés
  • Ne fonctionne pas sous Windows 7

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