Titanic, la véritable histoire

Posté par Antoine le 10 avril 2012

Il y a comme une malédiction dans le monde des documentaires. Il y a ceux qui ne cherchent pas à trop se montrer, comme les deux que j’ai commentés hier, plaisants à regarder et fiables… Et il y a les bouses, les étrons, les horreurs. Ceux qui enchaînent les lieux communs, erreurs et bouffonneries. De façon intéressante, ceux-ci ont souvent des titres sensationnalistes, clamant détenir « la vérité », comme s’ils sentaient, au fond d’eux, qu’ils allaient dire une immense connerie. Lorsqu’un documentaire s’intitule Titanic, la véritable histoire, on peut sérieusement s’attendre à le placer dans la deuxième catégorie. Et ici, ça ne rate pas.

On peut aisément reconstituer la réflexion des réalisateurs : « Bon, on fait un documentaire sur le Titanic. Il nous faut une histoire d’amour, du suspense, de l’action, des trucs qui bougent. Respect de l’histoire ? On s’en fout. On prend les noms, et on leur fait faire des trucs qu’ils auraient pu faire, ça passera. » Le terme de docu-fiction n’a jamais été aussi malvenu. C’est de la fiction, tout court. Difficile ici de faire une liste des points positifs et négatifs : je n’ai pas trouvé de point digne d’entrer dans la première catégorie. Voici donc la liste (non exhaustive, je n’ai pas tout relevé, je ne suis pas une machine !) de toutes les horreurs proférées dans le documentaire.

  • On suit l’histoire d’une passagère, qui, lors du naufrage, retourne à sa cabine pour récupérer ses affaires, y est enfermée par un steward, sauvée par son amant après avoir vu de l’eau sortir par les lavabos et… Oui, bon, vous l’aurez compris, récit à l’authenticité douteuse (on me souffle dans l’oreillette que Berthe Mayné a envisagé de le faire retourner à sa cabine, mais en a été dissuadée et est partie dans un des premiers canots : on le voit donc, le documentaire est parti d’une supposition pour broder son histoire).
  • On a aussi le marin qui était parti inspecter les compartiments arrière, a vu les portes étanches se fermer, et s’est jeté dessous. Et hop, une jambe coincée. Ce n’est étayé par aucun témoignage (et pour cause, tout individu normal se serait rué vers l’échelle de service plutôt que de se jeter sur une porte jouant les guillotines), mais la scène revient pendant tout le documentaire. Notre marin essaie d’attraper une hache, d’atteindre la valve pour remonter la porte… Rien n’y fait. Répétitives, lassantes, inutiles et inexactes, ces scènes sont le grand moment du documentaire !
  • On a aussi la passagère de troisième classe qui prenait son bain à minuit pour éviter l’affluence (bien, sauf que je doute que les stewards chargés des baignoires, qu’on n’utilisait pas seul, aient travaillé de nuit). Mais ça permet de montrer un bout de sein, et ça, ça fait péter l’audimat. Le reste de son histoire permet de nous sortir le classique coup des troisième classes séquestrés dans les fonds du navire et ainsi de suite, le tout étalé sans recul…
  • On a aussi un inénarrable graisseur envoyé faire on ne sait trop quoi, et qui finit par monter dans la quatrième cheminée pour y… écrire un message dans une bouteille, qui parviendra sur les côtes irlandaises. Oui. Docu-fiction : si ceci c’est vraiment passé à bord, je me fais moine. Mais comme il n’y a pas de témoignages, on dira que c’est une liberté artistique. Dommage quand on clame raconter la véritable histoire…
  • On a aussi le coup du navire qui change brusquement d’inclinaison d’un côté à l’autre, renversant les passagers, la vaisselle, tout. Aucun témoin n’en a parlé, mais ça fait joli à l’écran. Oui, « véritable » histoire.
  • Et bien sur, on a les cloisons étanches. Enfin non : seules les portes sont étanches. Les cloisons autour pètent quand la pression devient trop forte. Comme ça, pouf.
  • Quant à l’électricité, bah pour parodier un chanteur à qui elle n’a pas porté chance, on dira qu’à bord du Titanic, « ça s’en va et ça revient » ! Non, le courant ne s’est pas coupé uniformément à la fin comme le disent tous les témoins. Il alternait. Un peu comme quand Jacquouille la Fripouille joue avec l’interrupteur.
  • Il y a aussi une superbe prise de bec entre le commandant Smith et Bruce Ismay. Je disais récemment qu’étonnamment, il souffrait peu dans les mauvais documentaires. Celui-ci a restauré l’équilibre : toutes les scènes où il est présent ont pour but de le faire passer pour le Diable en personne. Basées sur du rien ou, dans le meilleur des cas, s’inspirant de faits réels pour les modifier allègrement, je me suis surpris à trouver qu’à côté, le Titanic produit par les Nazis en 1943 était un trésor d’objectivité.
  • D’ailleurs, parlons en, du jeu d’acteurs ! Tous sont incroyablement mauvais. Tellement qu’ils auraient pu être recalés aux auditions d’Hélène et les garçons. Leur jeu est caricatural, exagéré, mauvais… Et franchement, Joseph Bell qui devient le sosie de M. Propre ! Rendez nous les acteurs des Héros du Titanic !
  • Les représentations 3D sont décentes. Les décors intérieurs pathétiques. Il n’y a aucune cohérence. Bruce Ismay descend des escaliers pour aller sur la passerelle de navigation… sur le pont le plus élevé. Le jeune Jack Thayer, fils d’un président de ligne de chemin de fer, sort de sa cabine pour errer en… troisième classe…
  • De plus, le documentaire s’attarde pendant près d’une heure (sur une heure et demie) à traiter des dix minutes suivant la collision : coulera ? Coulera pas ? Coulera ? Coulera pas ? Inutile de préciser que ce jeu sur le suspense prend mal. On voit les premiers canots vers la fin et, malgré les nombreuses scènes de panique vues auparavant, personne n’y monte.

Je pourrais continuer longtemps cette liste. Je préfère m’arrêter là. Ce documentaire ne mérite que l’oubli. On se demande comment la BBC a pu produire une telle horreur, et comment France 2 a pu la diffuser. Par pitié, la prochaine fois, demandez de l’aide aux connaisseurs…

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Soirée Titanic sur Planète Thalassa : « L’iceberg qui a coulé le Titanic » et « Les héros du Titanic »

Posté par Antoine le 9 avril 2012

Dimanche 8 avril, la chaîne Planète Thalassa nous a gratifiés d’une soirée de deux documentaires sur le Titanic pour célébrer le centenaire. On aurait pu s’attendre au pire, on a pourtant eu le meilleur. Les deux documentaires, L’iceberg qui a coulé le Titanic et Les héros du Titanic, sont de très grande qualité. Je m’en vais donc vous les présenter ici.

http://www.dailymotion.com/video/xpvl54

Le premier, L’iceberg qui a coulé le Titanic, concerne finalement plus l’iceberg que le Titanic… et ce n’est pas si mal, car original ! Le documentaire, très rigoureux, nous emmène dans les glaces du Groenland, nous détaille les lieux d’où partent les iceberg, comment ils le font, en suit plusieurs… Les images sont superbes, rares, impressionnantes. On a également droit à des expériences sur la fonte des icebergs, leur visibilité, la façon dont ils se retournent (bluffante)… Côté Titanic, les réalisateurs ont voulu illustrer par des images en mouvement. Souci, on n’en a que quelques secondes pour le Titanic. On se retrouve donc avec le lancement du Britannic, un passage de l’Aquitania au port, avant d’avoir, heureusement, des images tirées de films, déjà plus fidèles. Quelle est l’importance de cette erreur ? Minime dans la mesure où le propos reste clair et exact. Aucune phrase ne m’a fait hurler, moi qui suis si chatouilleux. Le documentaire permet aussi de rappeler une réalité trop souvent ignorée : entre la glace et les navires, la glace est toujours la plus forte.

Le second, Les Héros du Titanic, se penche sur le cas très méconnu des mécaniciens du Titanic. Plus fiction que documentaire, ce film essaie de faire revivre la traversée de ces gens, et le fait de façon fort convaincante.  La méconnaissance que l’on a des protagonistes et de ce qu’ils ont fait fait que très peu des éléments présentés dans ce documentaire sont certains. C’est cependant un bon travail de reconstitution de l’expérience de ces gens à partir de ce que l’on a, un peu comme a pu le faire Gérard Piouffre dans Nous étions à bord du Titanic. Si tout ne doit pas être pris pour argent comptant, s’il y a parfois des longueurs, le documentaire réussit à être crédible que ce soit dans le jeu des acteurs ou dans les décors assez fidèles au Titanic, surtout si on garde à l’esprit les moyens dont a dû disposer la production. Plus encore, il rappelle au monde l’existence de ces héros méconnus qu’on été Joseph Bell, Frederick Barrett, Johnatan Sheperd

Deux excellents documentaires qui prouvent que Planète Thalassa a su choisir avec goût ! On a échappé aux habituels nanards recueils d’idées reçus. Rappelons au passage pour les joueurs que la chaîne vous propose un jeu concours sur son site !

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Bientôt sur vos écrans !

Posté par Antoine le 3 avril 2012

À l’occasion du centenaire du naufrage du Titanic, les chaînes de télé se mettent au goût du jour avec de nombreux documentaires sur notre navire préféré. Du bon et du bien moins bon, très certainement. Alors prenez vos pincettes, votre télécommande et le pop corn : les semaines à venir vont être chargées.

On commence dès aujourd’hui, mais sur les ondes, avec le passage de Gérard Piouffre aux Grosses Têtes ! Un spécialiste du Titanic devant Bouvard, ça se fête, alors pensez à mettre RTL cet après-midi de 16 à 18 heures !

On enchaîne demain avec France 3, à 22 h 45 environ (mes sources divergent, visez large) et l’émission de Franck Ferrand L’Ombre d’un doute consacrée au Titanic. Vous y retrouverez, outre le même Gérard Piouffre, un certain nombre de descendants de passagers du Titanic, notamment Elizabeth Navratil.

France Bleu Maine et France Bleu Cotentin consacrent pour leur part une série (10 épisodes de 4 minutes 20) consacrée à l’histoire du Titanic racontée par l’excellent acteur André Dussolier. Le tout est disponible en podcast. Après écoute du premier épisode, le tout s’avère très prometteur.

Le 8 avril, ne ratez pas la soirée spéciale Titanic de Planète Thalassa. La chaîne de la mer nous propose deux documentaires au fort potentiel, L’iceberg qui a coulé le Titanic et Le héros du Titanic (docu-fiction consacré aux mécaniciens du Titanic), le tout ce dimanche à partir de 19 h 45 sur cette chaîne du câble. Le site de la chaîne organise par ailleurs un grand jeu concours avec entrées à la Cité de la Mer et livres à gagner, à partir du 6 avril. (bande annonce ci-dessous)

http://www.dailymotion.com/video/xpvl54

Mardi 10 en prime time, France 2 met en scène l’histoire du Titanic, Titanic, la véritable histoire. Vous savez à quel point je crains ces titres à sensation (les réalisateurs de La Minute de vérité peuvent en témoigner !), mais le documentaire étant anglais, on peut espérer une mauvaise traduction cachant un documentaire sérieux. Verdict dans une semaine.

Le 13, Gérard Piouffre est à nouveau au rendez-vous sur Europe 1 le vendredi à 12 heures 50 pour parler avec Franck Ferrand de l’histoire du Titanic.

Enfin, la mini-série Titanic sera diffusée en intégralité le 14 avril au soir sur TMC. On m’en a principalement dit du mal, mais libre à chacun de se faire son opinion. Personnellement, je ne serai pas devant ma télé pour causes de célébrations du centenaire avec l’Association Française du Titanic.

Bon visionnage, et n’hésitez pas à signaler ici d’autres éventuels documentaires à venir !

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Titanic, l’ultime scénario

Posté par Antoine le 31 mars 2012

À l’approche du centenaire, on sent venir un flot de documentaires. Comme vous le savez, ce média est souvent le plus touché par les horreurs et hérésies en tout genre en terme de Titanicologie : quand on bosse pour la télé, coco, on se fout de la vérité, on fait vendeur. Je vous l’avais montré avec la tristement célèbre Minute de Vérité, et il semble que les journalistes (ce terme peut-il servir dans ce cas ?) de 50 Minutes Inside aient poussé très loin les limites de la nullité dans le domaine cet après-midi. Heureusement, j’ai été épargné. C’est donc avec un fort émoi que j’ai pu voir, deux soirs de suite, de très bons documentaires. Hier, Thalassa nous a proposé un très bon sujet sur l’épave, sur lequel il n’y a strictement rien à redire : efficacité, simplicité, fidélité. Vous pouvez le voir ici. Ce soir, Arte nous proposait Titanic, l’ultime scénario. Titre sensationnaliste inquiétant donc, mais qui cache un documentaire de qualité décente : c’est donc de lui que je m’en vais vous parler. Pour ceux qui l’ont raté, séance de rattrapage dimanche 1er avril à 13h et quelques.

Officiers du Queen Mary 2 commémorant le Titanic

Pour faire un documentaire sur le Titanic, il y a deux écoles. Ceux qui prennent le premier bouquin venu (et souvent ils tombent sur du mauvais) et ceux qui ont la bonne idée de demander à un spécialiste. Les réalisateurs de l’ultime scénario sont de la deuxième et ont fait appel à un des « héros » de l’histoire du Titanic, Paul-Henri Nargeolet (Français de surcroit pour ceux qui se sentent de fibre patriotique), qui a plusieurs fois plongé sur l’épave et sert ici de fil conducteur. Bonne idée puisque le « P.H. » est un des historiens fiables du domaine. De même, le documentaire fait apparaître les historiens Eaton et Haas, auteurs d’un des ouvrages de référence sur le Titanic, aujourd’hui, certes, dépassé (Titanic, destination désastre).

Plus que ces cautions historiques, le documentaire nous montre également les sources qui ont fait le Titanic, mentionnant les rapports de l’enquête notamment. Il part également à la recherche des icebergs, nous prouvant ce dont beaucoup doutent : un iceberg face à un navire a le même impact qu’un char d’assaut face à une bicyclette. Le documentaire nous fait voyager, à Terre-Neuve, à Belfast, évoque, en à peine une heure, un grand nombre de thèmes importants, jusqu’au petit frère du Titanic, le transbordeur Nomadic, aujourd’hui en cours de rénovation. Et puis il y a l’iconographie, de grande qualité. Belles photos du photographe des chantiers Harland & Wolff, Robert Welsh, et extraits du film Atlantique, Latitude 41° : ça nous change de Rose et Jack !.

Et puis le documentaire ne se limite pas à une vision monolithique du drame : il nous explique l’évolution des points de vue, des connaissances, comment on a découvert que le navire s’était brisé en deux, n’avait pas été déchiré d’une longue et unique brèche… De façon générale, le documentaire évite de sombrer dans les clichés. Mais il le fait parfois. La fin du documentaire tombe dans ce qu’il avait jusque là évité et cherche à donner une explication définitive à un naufrage que l’on expliquera jamais définitivement. Dans le premier cas, on nous ressort la bonne vieille théorie des rivets trop fragiles, portée par la scientifique Jennifer Hooper McCarty. Certes, la théorie se tient et est exacte dans les faits, ou du moins vraisemblable. Mais pourquoi persister à laisser entendre que la compagnie avait bâclé le travail, alors qu’il y a des preuves que c’est faux (et que quelqu’un l’a réfuté de façon explicite dans le même documentaire) ? Il aurait été plus utile de rappeler que même des navires modernes comme l’Explorer ont montré qu’entre la glace et un navire, le gagnant est toujours le même. Plus gênant, le documentaire expose une récente théorie sur la cassure du Titanic, qui se serait faite par le bas, comme l’hypothèse définitive et incontestée. Pas de bol, elle a été réfutée depuis par d’autres. Il aurait été plus malin de la décrire comme ce que c’est : une hypothèse parmi d’autres. De façon générale, c’est là le grand défaut de ce documentaire : une trop grande mise en scène. Je sais qu’il faut tenir en haleine le spectateur, mais les mises en scène façon 24h chrono, c’est obligé ?

 

Les plus

  • Pour une fois, un documentaire qui ne tombe pas (trop) dans les idées reçues
  • De bonnes cautions historiques, merci Paul-Henri Nargeolet !
  • Assez bon travail de recherche en général, bonne iconographie

Les moins

  • Pourquoi tout gâcher en cherchant à tout prix à jouer les enquêteurs qui trouveront la vérité seule et unique ? Au moins, ils nous ont épargné la traque des coupables…
  • Un peu trop péremptoire sur la fin

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Un film, une histoire : Titanic

Posté par Antoine le 21 août 2011

Diffusé hier sur France 5, l’épisode de la série de documentaires Un film, une histoire consacré au film Titanic de James Cameron pouvait faire saliver : beaucoup de choses pouvaient être détaillées dans une comparaison fiction/vérité, le documentaire aurait pu se pencher sur les inspirations de Cameron pour tel ou tel personnage fictif, sur ses prises de position, bonnes ou mauvaises et ainsi de suite. Malheureusement, il n’en est rien tant les points comparés sont anecdotiques. Au final, le film de Cameron sert de prétexte à un énième documentaire assez bateau sur le Titanic, et loin d’être exempt de reproches.

Un film, une histoire : Titanic dans Documentaire Titanic

Le documentaire part pourtant de bons sentiments et prend même la peine de se fonder sur le récit de Lawrence Beesley, The Loss of S.S. Titanic. Il est aussi fait appel à un « historien » du Titanic, qui se révèle cependant être inconnu dans le « milieu ». Sa présence est finalement un point négatif, puisque sous couvert d’expertise, le bonhomme déblatère un certain nombre d’énormités qu’aucun autre historien ne contre : un documentaire sérieux aurait cherché à recouper les points de vue. Pas celui-ci.

Des expériences sont également menées pour déterminer si plusieurs points du film correspondent à la réalité. La première cherche à évaluer le temps mis par le Titanic pour tourner, et éviter l’iceberg. Problème ? Le « navire virtuel » qui sert à l’expérience semble assez éloigné des proportions du navire original. Comment recréer une expérience qui se veut précise, si toutes les conditions ne sont pas remplies ? Et au passage, savent-il qu’en 1912, le test avait déjà été effectué sur l’Olympic pour déterminer ce même laps de temps ? Les conditions étaient, pour le coup, beaucoup plus proches, mais il faut dire que « le premier Titanic virtuel au monde » est beaucoup plus télégénique qu’une expérience centenaire. Au final, Un film, une histoire souffre de la même tare génétique que La Minute de vérité : il faut faire du vendeur quitte à biaiser les faits ou se moquer du téléspectateur. Au demeurant, les deux documentaires partagent le même hideux Titanic en 3D mal fichu.

E.J. Smith

« Tiens, cette fois c’est moi qui prends tout… »

 

Et puis il y a les jugements à l’emporte pièce de notre « historien » sur le commandant Smith ; particulièrement surprenants. Dans un documentaire sur le film de Cameron, on se serait attendu à ce que le cas d’Ismay soit évoqué, en bien ou en mal (vraisemblablement en mal pour l’audimat).  Eh bien son nom n’est pas cité une seule fois ; Smith lui sert de bouclier. Trop vieux, trop incompétent ; le commandant qui enchaînait les accidents… L’historien autoproclamé oublie de préciser que les accidents (ou plutôt, dans ce cas précis, incidents) de ce type étaient courants sur les gros navires, et oublie également de citer tous les marins qui encensent le capitaine du Titanic. Et puis on l’accuse aussi d’être allé trop vite : La Palisse revient en effet au galop pour nous expliquer que s’il était allé plus lentement, le Titanic n’aurait pas heurté l’iceberg mais serait arrivé en retard. Cela, tout le monde le sait depuis 1912 ; mais on sait aussi qu’aller vite dans ces circonstances revenait à appliquer la procédure habituelle, que le Titanic a justement fait changer. Enfin, il est également responsable de ne pas avoir essayé de surcharger les canots. La logique même : un bateau coule, risquons toutes les vies plutôt que de tout faire pour en sauver certaines. Tout ça part très mal.

 

Rose et Jack sur la planche

Y’a pas à dire, y’avait de la place pour deux sur cette foutue planche !

 

Il y a aussi du moins discutable : le film tente d’analyser l’origine du personnage de Rose. Si les créateurs avaient fait des recherches assez rapides, ils auraient pu constater que Cameron avait déclaré s’être inspiré de femmes de la haute société comme Emily Ryerson ou Helen Churchill Candee. Ils ont préféré se contenter de chercher le nom le plus proche dans la liste des passagers. Et donc de trouver une certaine Rosa Abott, dont Cameron n’a jamais dit mot, et qui n’a que le prénom vaguement en commun avec l’héroïne. Soit. Cela permet au moins de faire un portrait décent de cette personne. De même on tente par de grandes expériences scientifiques de tester la résistance à l’eau, dont on déduit que la femme résiste mieux au froid que l’homme grâce à sa graisse (cela explique d’ailleurs que les rescapés ayant longtemps séjourné dans l’eau soient… des hommes ; merci pour l’explication) et, plus intéressant, que nager accélérait la mort. Certes ; mais cette expérience devait à l’origine chercher à savoir pourquoi Jack était mort et non Rose. Au lieu d’invoquer les questions de graisse, ils auraient pu remarquer que ladite Rose état sur une planche, et pas Jack. Passons : l’expérience apporte au moins un résultat intéressant même si son point de départ est franchement tiré par les cheveux.

media--image-348649-article-ajust_300 dans Pas une grosse perte

Le point de vue du documentaire est parfois un peu tiré par les cheveux…

 

Il y a enfin ce qui est de l’ordre du pas mal, voir très bon. Tout d’abord, on ne nous sert pas l’éternel « pas assez de canots par pure audace », et les réalisateurs ont pris le soin d’expliquer qu’à l’époque, le public ne donnait pas aux canots le même rôle qu’aujourd’hui. De même, alors que l’on analyse le mystère du Californian, Stanley Lord n’est pas immédiatement accusé comme l’aurait fait un documentaire bateau : les auteurs expliquent même qu’il n’aurait de toute façon pas pu aider. Ils expliquent enfin que le navire semblait être plus près du Titanic à cause d’un phénomène de super-réfraction : ce dernier point est particulièrement surprenant et n’a jamais été évoqué : affaire à suivre pour voir si c’est potentiellement vrai, ou du pipeau.

Le documentaire souffre donc finalement de certains partis pris totalement grotesques, qui plombent d’autres parties nettement meilleures. L’historien auquel ils ont fait appel est un sombre incompétent qui se permet de nous expliquer que le Titanic a coulé sans emporter d’objets de valeurs avec lui comme le Coeur de l’Océan du film. C’est d’ailleurs pour cela que la liste des bijoux perdus que Charlotte Drake Cardeza a envoyé à sa compagnie d’assurance s’étalait sur trois pages. On le voit donc, quand le bon côtoie les énormités, il perd en crédibilité. C’est ici le problème de ce programme, que je ne conseillerais à personne à cause de cela : sans un minimum d’esprit critique, et donc de connaissance de sujet, on apprend autant de faux que de vrai ici.

bijoux

« Des objets de valeur sur le Titanic ? Non, jamais vu… »

 

J’attends donc venir les bonnes âmes me dire que « c’est facile de critiquer ; mais je ferais pas mieux » : essayer de faire mieux, je ne demande que ça si on me donnait les moyens. Quant à ceux qui diront que « au moins le Titanic a été mentionné sur une grande chaîne », je répondrai que si c’est pour apprendre aux gens des bêtises, c’est plutôt un mal. D’autant que de vrais documentaires de qualité ont été réalisés ces derniers temps, comme Birth of a Legend etc. Comme quoi c’est aussi possible de faire du bon sur le sujet.

 

Les plus

  • Des efforts de recherche ont été faits, comme le recours au livre de Beesley.
  • Certaines expériences apportent des faits intéressants.
  • Dans l’ensemble, le documentaire réussit à prendre des positions autres que les lieux-communs généralement balancés

Les moins

  • Gros problème d’organisation : le film ne sert que de prétexte vite oublié, et on saute d’une idée à une autre sans véritable fil conducteur.
  • Il y a tant d’historiens compétents sur le sujet… pourquoi avoir sorti ce sombre inconnu qui ne semble pas y connaître grand chose ?
  • Encore et toujours un documentaire réalisé avant tout pour l’audimat, quitte à passer par la trappe la vérité pour du plus « commercial ». Pourtant, certains ont bien réussi à faire du docu intéressant et véritable. Pourquoi pas eux ?

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Titanic, Birth of a Legend

Posté par Antoine le 8 juin 2011

Lorsque j’ai acheté la semaine dernière le DVD d’A Night to Remember, il était fourni avec un obscur documentaire intitulé Titanic, la légende. Face à ce titre d’une originalité folle, je sentais venir le documentaire épique… Il se trouve par chance que c’était là une traduction lamentable du titre original, Titanic, Birth of a Legend, documentaire dont j’avais entendu nombre d’éloges. Les méritait-il ? C’est ce que nous allons voir. Vous pouvez regarder le documentaire (amputé des premières minutes) ici.

 

Titanic, Birth of a Legend dans Coup de coeur 156_Titanic

 

Première bonne surprise : le sujet est original. Là où la plupart des documentaires se penchent sur le naufrage, quitte à chercher un coupable, ou sur la récupération des objets de l’épave, ou encore, parfois, sur les mystères (réels ou inventés) qui entourent le drame, ce documentaire se penche sur un aspect jamais traité. Birth of a Legend nous rappelle en effet qu’avant de couler, le Titanic a d’abord été imaginé, conçu et construit. Qui sont les hommes qui l’ont pensé ? Comment a t’on travaillé à l’élévation de la coque ? Quelle était la vie des ouvriers ? Telles sont les questions auxquelles essaie de répondre le documentaire.

Sur la forme, la réussite est totale. Visuellement, le rendu est superbe pour un documentaire, et là où le Titanic de La Minute de Vérité faisait pitié, celui-ci est très ressemblant et convainquant. De même, les vues du chantier de construction sont réaliste, et le spectateur croit à ce qu’il voit. Ce n’est plus un documentaire, c’est un film. Et dans cette même veine, le documentaire nous prouve qu’il est possible de faire du docu-fiction au jeu d’acteurs crédible. Bien souvent, les répliques sont artificielles, mal jouées, et les parties fictionnelles sont là pour ne pas ennuyer le spectateur et remplacent juste le commentaire. Ici, le commentaire apporte beaucoup, et le jeu le complète, sans que les deux ne se télescopent (c’est du moins l’impression rendue par la VO).

 

titanicc dans Documentaire

 

Voyons le fond maintenant. Incontestablement, le documentaire a fait l’objet de recherches très fouillées. Il est évident, par exemple, que les créateurs du documentaire ont lu la biographie de Thomas Andrews publiée après sa mort, car des anecdotes présentes dans le documentaire y apparaissent. Plus encore, le documentaire fait ce que je n’ai jamais vu, même dans un livre : il replace la construction du navire dans le contexte politique troublé que connaît l’Irlande à l’époque. Et il y parvient parfaitement. Enfin, Birth of a Legend ne cherche pas à dépasser les limites qu’il s’est fixé : il se cantonne à la construction du navire, et le naufrage n’est traité qu’en guise de conclusion. Au sensationnel qui fait vendre, les réalisateurs ont préféré la qualité.

Restent quelques défauts. Un avertissement pose dès le début problème : « alors que la plupart des personnages de ce documentaire sont réels, certains faits ont été ajoutés pour les besoins du film ». Jamais on ne nous précise quels sont ces faits. Pour en savoir plus, on est donc obligé de vérifier dans les sources. Par ailleurs, le documentaire se permet un peu de manichéisme en opposant un temps le « gentil » Alexander Carlisle au « méchant » Lord Pirrie qui refuse de mettre plus de canots, Carlisle partant en claquant la porte : les faits sont vraisemblablement plus complexes, et le documentaire laisse penser que la seule raison au manque de canots était économique, ce qui est faux.

Titanic, Birth of a Legend, n’en reste pas moins un excellent documentaire qui peut susciter l’intérêt sur une partie peu connue de l’histoire du paquebot. Reste ensuite, cependant, au spectateur la responsabilité de vérifier et approfondir ce qu’il a vu.

 

Les plus

  • Un sujet particulièrement original et peu traité.
  • Visuellement superbe et bien réalisé
  • Le travail de recherche est bien visible

Les moins

 

  • Dommage que l’on nous dise que « des passages ont été inventés »… sans préciser lesquels.
  • Parfois un peu simplificateur.

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La Minute de vérité

Posté par Antoine le 31 mai 2011

Les documentaires sur le Titanic sont souvent inégaux. On en trouve des très précis et de bonne qualité, des intéressants malgré leurs partis pris parfois gênants… et des tout pourris. L’épisode de la série La Minute de vérité consacré au Titanic entre clairement dans cette dernière catégorie, et y occupe vraisemblablement la première place. Voyons plutôt. Les plus fous d’entre vous peuvent dores et déjà aller s’abimer les yeux ici.

 

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 Il est beau, hein ? Non, je rigole.

La Minute de vérité est une série documentaire américaine produite par National Geographic, mais qui se révèle ici bien en dessous de la bonne réputation de ses auteurs. Prenons la forme tout d’abord. Il s’agit d’un documentaire tantôt fiction tantôt investigation, mais rassurez vous, aucune partie ne vient rattraper l’autre. En ce qui concerne la fiction, on nous gratifie donc pour la forme d’un Titanic virtuel fort laid et plus large que haut (voir ci-dessus), alors que dix ans plus tôt, Cybeflix était déjà capable d’en réaliser un plus convainquant. Nous avons également droit à un jeu d’acteurs digne d’un épisode d’Hélène et les garçons, la palme allant au pauvre capitaine Smith, qui, comme son navire, a gagné en largeur ce qu’il a perdu en hauteur, y compris au visage. Passons. On a également, bien entendu droit à la voix off rauque qui nous gratifie d’une phrase d’introduction fort originale : « On le croyait insubmersible… c’était une erreur ». Et tant qu’on y est, histoire de faire croire qu’on est dans 24h Chrono, on a aussi le décompte des heures, minutes, secondes, à la minute près (oui, Smith a inspecté le fond du navire à 23 h 48 pile), et tant pis si dans les faits, les historiens se cassent la tête sur les heures trop vagues depuis des lustres…

Côté investigation, c’est encore mieux : on nous sort ici le capitaine de frégate des gardes côtes américains, chargé de « trouver le responsable » et d’expliquer ce drame « dont personne n’a jamais vraiment compris les causes ». Vous l’avez bien compris, personne. Marrant quand même : j’avais quelques papiers sans prétention sur le sujet avant 2007, date de réalisation du documentaire. Passons. Notre capitaine, que nous appellerons capitaine La Palisse, nous sort des propos d’une originalité formidable. Le brave homme a une théorie qu’il juge être un regard nouveau sur le drame : le Titanic n’a pas coulé à cause d’un élément, mais du cumul de plusieurs petits problèmes. Pour ne pas choquer sa sensibilité, nous ne lui dirons pas que l’historien Walter Lord en parlait déjà en 1955, et qu’il n’était probablement pas le premier. Notre amie la voix rauque nous explique également que le capitaine est « chargé de rouvrir l’enquête ». Je ne savais pas que le dossier avait été rouvert de façon officielle, mais ça fait plus classe dit comme ça.  En parlant de classe, notre homme a d’ailleurs dans un premier temps l’idée fixe de trouver le responsable du drame, et, passant en revue plusieurs membre d’équipage, va jusqu’à parler du « principal suspect ». Après 24 heures, on est dans Les Experts. Les américains aiment la mise en scène.

les-experts dans Pas une grosse perte

La Minute de vérité : mieux que Les Experts !

Passons donc au fond. Eh bien, force est d’avouer que ce documentaire le touche, et continue à creuser jusqu’à trouver du pétrole. Les erreurs s’accumulent à une vitesse accablante : on nous parle de William Murdoch, commandant en second (il était pas premier officier ?) ; on zappe totalement les personnages, pourtant clés, de Thomas Andrews et Bruce Ismay ; le Titanic ne coule plus à 2h20 mais a 1h45, et en un seul morceau ; on nous explique qu’il était « une fois et demie plus grand que le Mauretania » (ce qui tape dans les 390 m… à 100 près, on va pas chipoter)… Bref, bravo la rigueur et les recherches précises : nos amis historiens ont eu leurs diplômes dans un Happy Meal de chez McDo. Et ce ne sont là que de petites erreurs sans conséquence : par moment, on nous raconte carrément n’importe quoi, comme lorsque la voix off nous explique que « les constructeurs étaient si confiants qu’ils ont mis à bord moins de canots que nécessaire », et que « la presse s’est emballée face à tant d’audace ». Rappelons juste que c’était la règle à l’époque : La Minute de vérité redéfinit le concept d’audace : être audacieux, c’est faire comme tout le monde. Le monde est rempli de gens audacieux. On nous explique aussi que le Californian serait arrivé sur les lieux en à peine une demi-heure, alors que les historiens s’étripent sur le sujet depuis 100 ans, mais on n’est plus à cela près.

Et que dire de la démarche de ce cher capitaine La Palisse lorsqu’il tente de découvrir le terrible et vil coupable ! Il s’attaque tour à tour à Phillips, l’opérateur radio qui n’a pas écouté le Californian, puis au commandant Smith, qui allait trop vite, ou encore l’inattention des vigies. Rechercher à tout prix un coupable : voila de la méthode historique ! Lui aussi aurait donc pris un Happy Meal ? À chaque fois, par chance, il a l’intelligence de faire appel à des experts, qui lui démontrent que ces braves gens n’ont rien de coupables et se conformaient aux pratiques de l’époque. On est assez étonné (et positivement, pour une fois), que Bruce Ismay, alias Mr. Bouc émissaire, n’apparaisse pas. J’avoue que je l’ai attendu jusqu’à la fin, m’attendant à le voir apparaître sous les traits du Diable détournant l’iceberg en direction du paquebot.

 

J. Bruce Ismay se demande encore par quel miracle il ne s’est pas fait démolir dans ce documentaire

Vient finalement la partie la plus intéressante et rigoureuse du documentaire. Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit. Elle est tout aussi mauvaise, mise en scène et ratée que le reste, mais au moins, on n’y voit pas (trop) d’absurdités, ce qui fait qu’au regard du reste du documentaire, c’est un chef d’oeuvre. Bien entendu, notre ami La Palisse enfonce plus de portes ouvertes qu’un policier un peu trop imbibé, et tente de mettre à l’épreuve la théorie de la longue brèche de plusieurs mètres qui aurait éventré le navire… Théorie déjà démontée et abandonnée depuis les années 1990. 15 ans après la guerre, on sent l’inédit. Il tente aussi de voir si l’incendie qui faisait rage avant le naufrage dans une soute a charbon a pu jouer un rôle, mais un spécialiste charitable lui suggère d’oublier cette hypothèse, avant qu’il ait eu le temps de se ridiculiser. Dommage. Finalement, il s’attaque à la dernière hypothèse, l’hypothèse en béton : les rivets trop fragiles. Et attention, avec des expériences scientifiques et tout à l’appui (d’une rigueur douteuse, mais on va faire comme si). Et La Palisse de nous expliquer que grâce à cette expérience… on a enfin résolu l’énigme du Titanic. Mouais. Sauf que c’est bien gentil, mais le coup des rivets, il est sorti bien avant lui. Rien de nouveau sous le soleil donc.

Et le documentaire finit en fanfare, la voix off nous expliquant ce qui s’est véritablement passé ce soir là. Grosso modo, on nous remet le docu-fiction du début avec une précision de plus sur les rivets, et bonne soirée à vous. Depuis une heure, on essaie de nous apporter « les causes du naufrage, cachées depuis longtemps », et au final, le documentaire nous résume ce qui était déjà connu… en s’attribuant les mérites de la découverte. Ces gens sont géniaux, ont une honnêteté à faire pâlir Patrick Balkany, et viennent de passer leur temps à démontrer ce que l’on savait déjà. La prochaine fois, ils découvriront que les crimes de Jack l’éventreur ont été commis par… Jack l’éventreur. J’ai hâte de voir le résultat.

Non, franchement, en fait, c’était pas la peine de cliquer sur le lien que j’ai donné au début.

 

Les plus

  • Difficile d’en trouver. Comme un mauvais travail d’écolier maladroit, on a envie de dire qu’ils ont essayé en y mettant de la bonne volonté, nous ont sorti deux ou trois images d’archives et un témoignage assez original qui nous change des classiques. Ils ont aussi la décence de faire invalider leurs hypothèses par des experts.
  • Au moins, J. Bruce Ismay n’est pas choisi comme coupable idéal comme le font d’habitude les Américains. En fait, il n’apparaît même pas.

Les moins

  • Un documentaire truffé d’erreurs qui montrent que les recherches ont été faites à la va-vite
  • Une manie quasi maladive de retrouver le coupable… mais pas l’iceberg, ce serait trop facile.
  • La mise en scène assez pathétique avec musiques d’ambiance, minutage à l’écran et plans « émotion ». Et encore, je vous ai pas parlé du naufrage avec la musique qui fait pleurer, les visages abattus, les flashbacks… et la mauvaise heure.
  • Un sentiment d’inachevé, de travail bâclé, qui fait qu’on n’accorde aucun crédit à ce documentaire, et par conséquent aux autres de la série. À éviter  tout prix, donc.

Publié dans Documentaire, Pas une grosse perte | 5 Commentaires »

 

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